pour les dates de stages, veuillez consulter le site

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STAGE CUISINE

STAGE CUISINE

Le jardin d'Hélène vous invite à remettre au goût du jour
les connaissances ancestrales des plantes sauvages,
sous la forme de stage de 1 à 7 jours, d'ateliers culinaires,
de conférences et de sorties nature.

Pour tous renseignements n'hésitez pas à me contacter au 03 23 60 24 34,

ou par mail
jardinhelene@orange.fr

samedi 3 décembre 2016

L'églantine

Il y a bien longtemps, quand le monde était très jeune et que les hommes n’avaient pas encore émergé, aucune fleur n’égayait la prairie. Seuls y poussaient des herbes et des buissons gris-vert.
Mère Terre était bien triste, car sa robe manquait de relief et de couleurs.
Elle avait tant de fleurs dans le cœur : des bleues comme le ciel, des blanches comme la neige, des jaunes comme le soleil brillant de midi, des fleurs rose tendre comme la naissance de l’aube un jour de printemps. Toutes, elle les portait en elle, mais aucune ne venait fleurir sa terne robe grise
Comprenant sa tristesse, une petite fleur décide de prendre place sur sa robe afin de la rendre plus belle. Elle entreprend le long chemin dans les couloirs sombres et humides du ventre de la terre et s’installe sur la prairie. Mais lorsque le Démon du Vent l’aperçoit, il se met à gronder ; « je ne veux pas cette jolie fleur sur mon terrain de jeux »
Hurlant et rugissant il se précipite sur elle et souffle sa flamme de vie. Mais l’esprit de la petite fleur regagne bien vite le cœur de la terre.
D’autres fleurs, courageuses, sortent à leur tour, mais le Démon du Vent, déchaîné les tue l’une après l’autre.
Vient le tour de la malicieuse églantine, rose sauvage des prairies. Courageusement elle se glisse dans les couloirs sombres et humides du ventre de la terre. Elle s’installe confortablement sur la prairie, arrange sa robe, s’appuie contre un vieux buisson content de lui faire une petite place, s’accroche à ses branches avec ses multiples épines et attend. Le Démon du vent aperçoit bientôt Eglantine et se précipite sur elle en hurlant. Elle est bien jolie mais je ne veux pas d’elle sur mon terrain de jeux. Il s’élance, grondant, soufflant de violentes bourrasques. Eglantine s’accroche au vieux buisson, elle frissonne et très vite son parfum subtile embaume l’air et atteint le Démon du vent. Il recule, il revient doucement, il s’enroule dans ce voile parfumé.
Son parfum est doux, je ne peux ôter la vie à une si jolie personne qui sent si bon. Il faut qu’elle reste ici, avec moi. Il faut que j’adoucisse ma voix, que je lui susurre de douces chansons. Il ne faut pas que je l’effraye avec mon terrible vacarme.
Et le Démon du vent se change en Zéphyr. Il fait sa cour à l’églantine. Il envoie de douces brises sur la prairie. Il fredonne de jolies chansons. Il a cessé d’être un Démon !
Alors Eglantine appelle toutes les autres fleurs, qui à leur tour font le voyage
pour venir habiller la prairie. Les bleues …. Les blanches…les jaunes….les roses…..
Et c’est ainsi que grâce à la malicieuse et courageuse églantine, la terre est désormais habillée de si belles couleurs.
Conte Scioux Lakota sur la naissance des fleurs

mardi 29 novembre 2016

vendredi 25 novembre 2016

La métaphore de l'arbre

L’être humain est comme un arbre : pour qu’il s’élève, il faut que ses racines grandissent d’autant dans le sol. A défaut de cette profondeur de racines, il risque de tomber en cas de tempête (des émotions fortes, un choc affectif, une activité intellectuelle harassante) et plus généralement en cas de trop grande densité énergétique dans ses branchages (le haut du corps). L’être humain, s’il n’est pas bien ancré dans le sol, risque d’être emporté par ces mouvements. Ce n’est pas tant l’intensité de la tempête qui est importante (sur laquelle parfois on ne peut pas grand chose) que la capacité de l’arbre à y résister par la profondeur de ces propres racines. Cela signifie également que l’on ne calme pas un mental agité par le mental lui-même (en se répétant par exemple : « je me calme, je me calme… » ou bien « je vais m’endormir, je vais m’endormir…. »), mais en revenant à son corps et plus particulièrement à ce qui le rattache à la terre : sentir son bas ventre, ses pieds ancrés dans le sol, etc

mercredi 23 novembre 2016

DES CABANES ORIGINALES









Voici un extrait du livre de Philippe Lechermeier et Eric Puybaret " Graines et Cabanes"
" A travers ce carnet de voyage peu banal, suivons le célèbre explorateur, Alphonse Cagibi, qui vous entraîne dans un parcours enchanteur, à la découverte de cabanes aussi étonnantes que variées.

mardi 22 novembre 2016

LE JARDIN D'Hélène EN AUTOMNE




Le Jardin prend tout doucement les couleurs de la fin d'automne, les feuilles tombent, tapissant le sol et protégeant les plantes, les derniers fruits sont cueillis , attendant d'être cuisinés, les plantes sont récoltées pour les tisanes au coin du feu, les fleurs profitent de cette douceur pour égayer notre coeur, les feuilles ressemblent à des peaux de dinosaure ou à des fantômes farceurs, le hibou veille sur les habitants du lieu. Tout est laissé, pour que les insectes trouvent refuge et protection. Tout reste en place pour permettre aux oiseaux de trouver les réserves de graines et d'eau. La vie est là, ralentie, endormie, à notre tour de  lâcher prise, de prendre soin de nous et des autres.